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C'est officiel, je suis devenue une serial pmette !

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Bientôt la fin de l'année 2014. Pourquoi ai-je enchaîné 5 essais PMA en 2 ans !? Est-ce de l'archarnement ? "Non" me répond mon gynécologue. Car je me rapproche un peu plus à chaque essai au plus près de notre désir de bébé2. Enfin c'est ce que j'essaye de me convaincre. Petit récapitulatif : 

Janvier 2013 ; Doudou me dit oui on peut lancer oisillon n°2, on tente les bébés-couettes

Mai 2013 : toujours rien, donc on nous confirme qu'il faut repasser par la case PMA

Juillet 2013 : on lance notre TEC avec le dernier embryon de notre première FIV, qui se solde pas un négatif

Janvier 2014  on repart avec une FIV1 avec le même protocole que pour l'oisillon n°1, qui s'est fini en IAC car mauvaise réponse et pas de fécondation

Mai 2014 : FIV1bis cette fois dans le privé, 5 ovocytes, 3 embryons fécondés et le jour de mon anniversaire on me transfère l'unique embryon obtenu qui ne s'accrochera pas ou n'a pas pu continuer son développement

Octobre 2014 : FIV2 cette fois ci en clinique en protocole court sans pillule j'ai une réponse "normale" dans mon cas 5 ovocytes ponctionnés, finalement 3 fécondés, et 2 top embryons J2 transférés et encore un négatif, le dernier embryon continue son évolution jusqu'au stade de blastocyste on a un autre espoir...

Novembre 2014 : nous avons le go du gynéco pour tenter notre TEV sur le cycle suivant, l'embryon a été vitrifié et s'est bien réveillé et a continué son développement, je me mets à réver...Et si cette fois ?

 

Bon sang, le fait de l'écrire me permet de mieux comprendre pourquoi je suis arrêtée pour 1 mois d'épuisement/dépression. J'ai pensé à une rechute mais c'est plutôt la conséquence logique, de cette course contre la montre pour avoir notre 2e enfant. A chaque échec, c'est un deuil qu'il faut encaisser. Après s'être enfilé je ne sais plus combien d'hormones et de tours de montagnes russes d'humeur qui passent par du stress d'une bonne réponse, à l'espoir d'une ponction d'ovocytes satisfaisante, à la fécondation et développement embryonnaire aléatoire, pour aboutir à l'anxiété de l'attente, et finir au bout du chemin à la déception d'un nouvel échec. 

Bien sûr, je relativise c'est moins grâve objectivement d'une fausse-couche ou un GEU, mais la douleur et la tristesse sont là. 

Un mal pour un bien sans doute, après maintenant une semaine après mon transfert, ma puce a chopé la varicelle. Comme un signe du destin qui me rappelle que j'ai une petite fille qui grandit à m'occuper. Elle m'accompagnera sur les derniers jours d'attente jusqu'à la prise de sang. Me portera-t-elle chance ?